pole-emploi rss pole_emploi
mercredi 16 mai 2012, 17:58
 
bouton favoris
accueilAccueil

Vendredi 11 Mai 2012

Les points forts de la semaine du 7 mai

L'actualité de l'emploi et du chômage, semaine du 7 mai 2012.

Les points forts de la semaine du 7 mai


1. Vieillir en travaillant : les pistes de réflexion

L'âge de la retraite augmente, tout comme l'espérance de vie. Et pourtant, les entreprises françaises continuent à bouder les « séniors », terme du reste utilisé dès qu'un salarié a franchi le cap des 55, voire des 50 ans.
Comment donc arriver à concilier la logique de l'entreprise avec celle de la société et augmenter le taux d'emploi des salariés les plus âgés ? C'est pour répondre à cette question et aider les partenaires sociaux à mieux agir que différents instituts de recherches viennent de finaliser une étude, sobrement intitulée « les conditions de travail dans les accords et plans d'action « seniors » », réalisée à la demande du COCT (Conseil d'orientation des conditions de travail). Les chercheurs ont choisi la voie de la monographie, allant étudier comment 13 entreprises avaient conçu et mis en œuvre des plans d'actions pour favoriser l'emploi des « seniors ». Car  même si l'état de santé des quinqua- et sexagénaires semblent florissant, il serait une erreur de croire qu'ils peuvent travailler comme des jeunes. Et c'est en étudiant sur le terrain comment les choses se passent que l'on peut vraiment en tirer des enseignements. Ainsi « les horaires décalés, les postures difficiles, le travail sous forte contrainte de temps et les changements dans le travail sont autant d'obstacles à la poursuite de la vie professionnelle pour les salariés les plus âgés ». Et pas seulement pour des raisons de confort : ainsi, rappellent les chercheurs « avec l'âge, le sommeil est moins bien structuré, moins flexible (…) et donc moins réparateur dans les situations d'horaires atypiques ». De la même façon, les personnels un peu plus mûrs n'apprennent pas de la même façon que les plus jeunes : ils ont besoin de comprendre chaque étape de la formation avant de passer à l'autre. Autant d'éléments qu'il s'agit d'étudier pour mieux faire profiter l'entreprise du savoir-faire des têtes grises. 
 

2. Quand l'école est finie 
Quand l'école est finie, que deviennent les jeunes ? La dernière enquête « génération 2010 » du Cereq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) vient de sortir et apporte son lots d'enseignements précieux. Réalisée auprès de jeunes sortis du système éducatif en 2007, elle donne trois leçons principales : même si la crise augmente leurs difficultés, les jeunes diplômés finissent par trouver du travail. Un peu moins vite, un peu moins stable, un peu moins payé, certes, mais un travail. 57 % des jeunes trouvent rapidement un travail (58 % trois ans auparavant), et la part des jeunes occupant un emploi stable trois ans après la fin de leurs études atteint 61 % (63 % en 2007).    
Le vrai problème concerne les non-diplômés, auxquels la France ne donne pas de véritable seconde chance. Ceux-là restent durablement éloignés de l'emploi et leurs difficultés s'accentuent de plus en plus. Ils ne sont que 48 % en emploi en 2010 contre 59 % en 2007. Après trois années sur le marché du travail, ils ne sont que 39 % à bénéficier d’un contrat de travail stable.
Vouloir spécialiser de plus en plus les diplômes ne semble pas non plus une voie forcément efficace. C'est, écrit le Cereq, ignorer les parcours d'insertion professionnelle, pas forcément linéaires, et les pratiques de recrutement des entreprises : en réalité, une majorité de jeunes s'installe dans des emplois qui ne correspondent pas vraiment à leur formation et cette proportion ne semble pas baisser malgré tous les efforts réalisés pour mieux mettre en adéquation diplômes et besoins supposés du monde du travail ! 
 
 
3. Pour ne pas pointer au chômage, n'achetez pas votre maison !
La Suisse votera le 17 juin prochain sur une nouvelle initiative en faveur de l'épargne logement. L'occasion pour le quotidien suisse  « Le Temps »de rappeler les études économiques menées sur le lien entre taux de chômage et taux de propriétaires dans un pays : car selon certains chercheurs, acheter sa résidente principale n'est pas toujours bénéfique. Un logement, tout d'abord, n'est pas toujours facile à revendre et cela ne simplifie donc pas les changements d'employeurs et de résidence. Pour rester dans leur havre de paix, les propriétaires, en outre, sont prêts à accepter un travail ne correspondant pas à leur qualification, ce qui, globalement, nuit à la productivité de l'économie et pousse le chômage à la hausse. Trop de propriétaires réduit aussi le marché locatif et rend difficile l'embauche des jeunes salariés. Cependant, note le quotidien suisse, cette relation taux de propriétaires élevé – taux de chômage élevé n'est pas toujours vérifiée dans tous les pays... A suivre donc !
 
Catherine Bernard Lesinfluences.fr

Mentions légales